LA CRYPTE DE DENDERAH

 

 

Une inscription trouvée dans le temple de Dendérah  atteste que le plus vieil édifice construit sur cet emplacement aurait été reconstruit sous l’Ancien Empire égyptien, pendant le règne du roi Khéops, Pharaon de la 4e dynastie (2650 avant noter ère).

Le papyrus de Westcar révèle que Khéops aurait été informé par un voyant de sa cour, de l’endroit approximatif où auraient pu être cachés les fabuleux livres de Thot, condensé des sciences et techniques d’avant le grand déluge qui aurait submergé l’Egypte sous l’ère du Lion. Celui-ci aurait donc fait détruire le temple existant en cet endroit, puis l’aurait fait reconstruire après en avoir fouillé les secrets.

Trois cryptes  datant vraisemblablement de la Basse Epoque ont été incluse dans la conception architecturale du temple, une à l’Est, la seconde au sud et la troisième sur le bord Ouest extérieur du bâtiment principal.

La crypte qui nous occupe, la seule actuellement ouverte au public, se trouve au Sud. Son accès se fait par une trappe dans le plancher en bois d’une salle située derrière le sanctuaire. Sous le niveau du sol, il faut d’abord ramper sur les mains et sur les genoux avant d’accéder à un passage étroit menant à la crypte qui elle aussi est très étroite.

Il semble que cette crypte ait été utilisée comme espace de stockage pour les statuettes du culte (vraisemblablement en or), ainsi que pour d’autres articles utilisés à l’occasion de certaines fêtes comme le festival du Nouvel An lorsque toutes les statues ont été placées dans les pièces appropriées du temple principal.

En dehors du stockage d’objets du culte et d’une fonction symbolique, la crypte pouvait avoir été utilisée comme refuge en temps de menace extérieure.

Dans la symbolique égyptienne, les cryptes étaient identifiées aux enfers. Lorsque les statues étaient stockées pendant les périodes de non-festival, celles-ci étaient considérées comme « sans vie ». Ainsi le corps de la divinité reposait comme un cadavre dans son tombeau. Une fois sorti de la crypte, ces statues devaient être ramenées à la vie par des rituels, notamment celui de « l’Ouverture de la Bouche » pratiqué dans la maison d’Or située à proximité de la crypte. Les reliefs muraux des escaliers menant sur le toit du temple, des chapelles des salles et des rampes représentent le « ré-animation » rituelle des divinités, qui avait lieu à différentes époques de l’année en fonction du calendrier astronomique.

Les bas reliefs de la crypte du Sud représentent Harsomtu, le fils d’Hathor et de Horus. Il est représenté comme un faucon, un enfant (il est un enfant de dieu) et comme un serpent.

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En 1894 siècle, l’attention de l’éminent astronome anglais, Sir J. Norman Lockyer qui avait visité les anciens temples égyptiens, ainsi que de nombreuses tombes des époques pharaoniques, avait été attirée sur le fait que dans tous les édifices fraîchement ouverts  ne subsistaient aucune trace d’une quelconque  combustion attestant d’un éclairage en cours de travaux, même dans les recoins les plus obscurs. Différentes hypothèses ont été avancées dont celle de la lumière électrique qui aurait pu être connue des anciens Egyptiens.

D’anciennes découvertes sur les murs d’une crypte située sous le temple d’Hathor à Dendérah semblent bien représenter des projecteurs de carbone à arc électrique et des ampoules à incandescence. Les prêtres auraient-ils pu utiliser ce type de matériel pour illuminer le temple, ainsi que diverses tombes, le plus important encore, étant le puissant phare de Pharos.

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Plusieurs auteurs ont suggéré que les anciens Egyptiens auraient éclairé leurs tombes en cours de travaux en reflétant les rayons du soleil avec un dispositif de miroirs. Toutefois, cette hypothèse ne peut être retenue car les méandres des couloirs en labyrinthe  d’un grand nombre de tombeaux auraient posé des problèmes insurmontables pour réfléchir la lumière solaire et garder son intensité lumineuse sur un grand nombre de miroirs alignés en permanence. D’autre part, ce type d’éclairage exigerait un soleil permanent et rigoureusement orienté, sans apparition de nuages, sans perturbation et sans poussière. En outre, certains artisans confinés dans un tombeau égyptien complexe auraient pu finir par se placer devant l’un des réflecteurs et rompre brusquement un lien essentiel dans la chaîne complexe de la lumière, laissant les autres sur toute la ligne luttant dans l’obscurité totale.

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Si comme certains égyptologues l’ont avancé, les artisans avaient utilisé des lampes à pétrole, les traces de suie sur les plafonds et sur les murs n'auraient jamais pu être totalement éliminées après avoir terminé leurs tâches, car ils auraient dû les nettoyer avec les mêmes moyens d’éclairage produisant les mêmes effets. Alors, quel système de combustion propre, sans aucune trace de résidus de fumée, a pu utiliser les artisans égyptiens pour s’éclairer dans les tombes lors de leur édification.

Bien sûr, aujourd’hui, certaines tombes affichent des marques de suie laissée par les lampes à huile des pilleurs de tombes qui les avaient violées, mais Lockyer a parlé de «tombes fraîchement ouvertes." Il semble donc, à partir de témoignages anciens qui ne peuvent raisonnablement être expliqué de toute autre manière, qu’il faille envisager que les anciens égyptiens avaient connaissance d’un système original pour s’éclairer dans les tombeaux.

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