GRANDE PYRAMIDE (Le Caire)

 

De la grande Egypte, une grande majorité d'entre nous n'a peut-être retenu que le faste de ces grands Pharaons qui régnèrent sous le Nouvel Empire, et qui, selon la Bible, poursuivirent les Hébreux jusqu'à se noyer dans la mer rouge. Dans les livres d'histoire, Ramsès II figure en bonne place, ainsi qu'un petit roitelet nommé Tout-ankh-Amon dont le seul grand mérite fut d'avoir vu sa tombe épargnée par les pilleurs de sépultures. Pourtant, cette civilisation qui perdura durant 4000 ans fut considérée par tous ceux qui l'approchèrent comme un modèle en tous points de vue.Tous s'inspirèrent de son histoire et de ses traditions, de ses mœurs, de sa religion, de ses symboles et de son art, de ses lettres et de ses techniques, de son architecture sacrée, des sciences véhiculées par elle et dont les origines remontent peut-être à la nuit des temps ...

 Peu de contrées ont été prospectées d'une façon aussi continue et assidue que l'Egypte. Cependant, après un peu plus de deux siècles de fouilles intensives, les archéologues les plus éminents, comme Auguste Mariette à Saqqarah, avouent n'avoir mis à jour qu'à peine 5 % des trésors enfouis sous les sables. Aussi, je vous invite à partager trois de mes passions. La première pour l'Egypte pharaonique de l'Ancien Empire qui a vu s'élever sur les rives du Nil de nombreuses et colossales pyramides. La seconde se situe quelque part entre la science et la foi de ces hommes qui durant quelques millénaires, ont su conserver l'usage de mystérieuses connaissances ne semblant pas leur appartenir en propre. Quant à la troisième passion, c’est pour le charme de ce pays emprunt de paradoxe, où  dans les campagnes le traditionnel d’une civilisation moyenâgeuse nous renvoi quelques siècles en arrière.

 Cependant, aujourd’hui, dans les villes et notamment au Caire, derrière une modernité de façade se cachent des immeubles insalubres. Ici, la richesse des uns se nourrit de l’extrême pauvreté des autres

GEOGRAPHIE DE L'EGYPTE

 L'Egypte d’aujourd’hui est un pays grand comme deux fois la France. Cependant, ce pays, phare du Moyen Orient où l’humanité cherche les clefs de son passé, est surtout constitué de montagnes rocheuses et de zones arides et désertiques. Sans cette étroite incision où coule le Nil, l’Egypte ne serait alors qu’un désert de roches et de sable. C’est pourquoi Hérodote, le grand voyageur Grec du 5e siècle avant notre ère, précisait que l’Egypte était un don du Nil, et que les égyptiens ont déifié ce fleuve.

Le Nil prend sa source en Afrique, en amont du lac Victoria et s'écoule vers la Méditerranée en traversant des paysages d'une très grande beauté. Seulement 4% de la superficie de l'Egypte est cultivable c'est-à-dire 14 fois moins que la France. Suivant le relief traversé les zones agricoles peuvent s'étendrent sur une quinzaine de kilomètres ou se réduire au lit du fleuve dont la largeur peut varier entre 300 et 2000 mètres.

 Population :

La population actuelle de l'Egypte est un peu plus élevée que celle de la France. Musulmane à 90%, Copte à 9%, juive orthodoxe et animiste pour 1%, elle s'est multipliée par 9 en moins d'un siècle, provo­quant de très graves problèmes économiques. Au dernier recensement, les autorités comptaient 1400 habitants au km2 de sol cultivable, soit à peu près 15 fois plus que la France qui n'en compte que 95. Bien que la vocation du peuple égyptien soit agraire, le quart de la population habite la ville du Caire où la densité moyenne dans cette capitale est de 55 000 habitants au km2, soit trois fois plus que Paris. Elle peut atteindre jusqu'à 250 000 habitants au km2 dans certains quartiers. Cette métropole de 15 millions d’habitants génère une grande pauvreté que la modernité aggrave chaque jour. Autrefois, des milliers de familles pouvaient encore se nourrir des ordures ménagères de la ville. Mais les chiffonniers du Caire qui quelque part généraient une économie parallèle, ont été chassés des rues et de leurs tas d’ordures, et remplacés par les camions bennes, les broyeurs et des incinérateurs.  Au Caire, le chômage est endémique et les petits boulots nécessaires à la survie des familles paysannes qui, toujours plus nombreux du fait de la désertification, pensent trouver une vie décente dans cette grande capitale.  

LE PLATEAU DE GIZA

 C'est dans les faubourgs du Caire, à la limite du désert libyque, sur un plateau dominant d’une quarantaine de mètres le village touristique de Giseh, que se trouve la grande nécropole édifiée sous la IVe dynastie (soit 2650 avant J.-C.). Celle ci, mondialement connue pour ses grandes pyramides attribuées aux pharaons Khéops, Khéphren et Mykherinos, et pour son Sphinx géant de distingue par les dimensions gigantesques de ses monuments, mais surtout pour leur symbolisme religieux et la perfection de leur géométrie.

Il n'y a seulement qu'une trentaine d'année, on y accédait du Caire par une petite route ombragée. Aujourd'hui, démogra­phie galopante oblige, la petite route sympathique d'autrefois s'est transformée en une grande artère bordée d'hôtels et de magasins sur laquelle il ne fait pas bon circuler sans une bonne assurance tous risques, bien qu’on puisse encore y voir quelques troupeaux de chameaux attendre sagement aux feux rouge.

 Le plateau de Giza est l'un des sites les plus mystérieux de la planète, et ses monuments sont toujours considérés comme des archétypes architecturaux. Au troisième siècle avant notre ère, l’une d’entre elle (au premier plan), celle du roi Khéops, fut qualifiée par Philon de Bysance, comme étant l’une des sept merveilles du monde antique. Sur ce site nous découvrons chaque jour de nouveaux éléments permettant de recomposer un vaste puzzle conçu par une intelligence supérieure, et qui, compte tenu des documents dont nous disposons aujourd'hui ne peut seulement s'expliquer par l’esprit scientifique de ses concepteurs, mais par une foi transcendante. La permanence des institutions religieuses égyptiennes durant plus de 5 millénaires, corroborent aujourd'hui de troublantes coïncidences géographiques et cosmogoniques, qui ouvrent la voie aux ésotéristes de tous poils qui y voient la trace d'une civilisation Atlantidéenne.

 Afin de mieux comprendre pourquoi et comment fut construite la Grande Pyramide, la lecture du papyrus dit « de Westcar », du nom de son découvreur, rédigé par les scribes de l’époque, nous informe sur la vie au jour le jour à la cour des rois de la IVe dynastie. Ce papyrus vraisemblablement recopié sous la cinquième dynastie, rédigé par un scribe nommé Rabsenir, retrace l’histoire de la cour des pharaons de la quatrième dynastie. Sous le règne du Pharaon Khéops, ce texte nous apprend que le roi, passionné de magie, avait interrogé ses conseillers sur l’emplacement éventuel d’une crypte, où auraient été ensevelis les livres de Thot, après que les eaux du déluge se soient retirées.

Le pharaon Khéops

Ces livres, que Khéops convoitait pour l’accompagner dans son dernier voyage au-delà de la vie, retraçaient vraisemblablement toutes les connaissances acquises par les anciens égyptiens, et notamment celles des sciences architecturales. Le papyrus de Westcar précisait que celui qui profanerait cette crypte avant la date fixée dans les livres, devrait consacrer sa vie et sa fortune à l’élaboration d’une cachette encore plus sûre. C’est probablement ce que fit l’architecte du pharaon Khéops, en utilisant ces anciennes connaissances pour l’édification de ce magnifique monument, où vraisemblablement serait encore cachée cette fabuleuse bibliothèque.

 Désireux de trouver ces Livres de Thot par n’importe quel moyen, pour qu’ils soient ensevelis dans sa propre tombe, Khéops fit démonter pierre par pierre les temples soupçonnés d’abriter ces ouvrages. Le dernier fut le temple de Denderah, dédié à la déesse Hathor, qu’il fit détruire puis reconstruire à l’identique Avec des moyens somme toutes archaïques et rudimentaires, utilisant les matériaux locaux pour former le corps de sa pyramide, l’architecte de Khéops fit extraire des abords de son chantier les pierres de médiocre qualité. Une carrière à ciel ouvert, près de la pyramide de Khephren, nous montre la technique adoptée. A compter de ce jour, le roi fit édifier sa pyramide sur le plateau de Giseh, en correspondance terrestre avec la constellation d’Orion, selon des règles très strictes où la géométrie, l’astronomie et la géobiologie se conjuguaient entre elles pour créer cette Bible de Pierre que nous admirons toujours aujourd’hui.

Djédéfré, l'architecte de la Grande pyramide de Khéops

 Pour les pièces à caractère noble comme la chambre dite de la Reine, les couloirs de circulation, Grande galerie ou le couloir ascendant, ainsi que pour le revêtement extérieur, il utilisa la pierre de Tourah, une carrière souterraine située de l’autre côté du Nil, à une quinzaine de kilomètres à l’Est du Caire, aujourd’hui nommée Mokhattan. Pour la chambre dite du Roi, Khéops fit acheminer par bateau, des blocs en Granit issus des carrières d’Assouan en Nubie. Contrairement au calcaire qui absorbe les énergies, le granit les réfractent et les amplifient, créant une atmosphère sépulcrale et momifiante dans cette salle placée au centre géométrique de la pyramide. La technique utilisée pour le transport des pierres était certes archaïque mais bien adaptée au terrain.

 Quelques bouts de bois formant un traîneau supportaient la charge, le tout glissant sur un chemin en troncs de palmiers recouvert de limon abondamment arrosé, permettait un coefficient de frottement presque égal à zéro, sur surface plate. Masse impressionnante d’énormes pierres superposées sur 144 mètres de hauteur pour 230 mètres de côté, la pyramide de Khéops est proportionnellement et visuellement harmonieuse. Son architecte de génie a su accorder le gigantisme au symbolisme des nombres sacrés. 

 La position géographique du plateau de Giza sur une carte de la Terre correspondrait au centre même des continents émergés. Il se situe à l'intersection du 30e parallèle et du méridien idéal que la France et l'Angleterre se sont longtemps et arbitrai­rement disputés pour des raisons politiques n'ayant rien à voir avec l'esprit scientifique. Le méridien zéro est une ligne imaginaire tracée entre les pôles Nord et Sud qui sépare en deux parties égales les terres émergées du globe terrestre. Au vu de cette carte il est clair que le méridien de Greenwich n'était pas le méridien idéal. Il n'est pas étonnant, disent les spiritua­listes égyptomanes, que les égyptiens aient pu considérer leur pays comme le centre du monde. Comme le démontrent leurs cartes du ciel où figurent des planètes invisibles de la terre, il serait possible que leurs lointains ancêtres l’aient vu de l'espace. Une chose est cependant certaine. Les prêtres égyptiens étaient des scientifiques et leur religion était solaire.

 Louis Pasteur aurait écrit: "peu de science nous éloigne de Dieu, beaucoup de science y ramène". Cet adage aurait pu avoir été celui des égyptiens tout au long de leur histoire et se serait notamment appliqué à leur religion où Dieu était une manifestation cosmique. A l’aube de leur civilisation, bien avant que les Grecs y fassent référence dans leur Table d’Emeraude, les anciens égyptiens considéraient déjà que ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. Observateurs de la nature et de ses lois, nous savons par les chroniques de l’époque, que les égyptiens maîtrisaient parfaitement un certain nombre de sciences, dont notamment l’astronomie utilisée comme support religieux. Ils avaient comparé la Vallée du Nil, ce Grand Fleuve aux sources mystérieuses, apportant la vie et l’abondance dans une région aride entourée de déserts, à la voie lactée qui traversait leur ciel.

 Selon leurs mythes ancestraux, la voie lactée était le monde intermédiaire d’où les dieux étaient descendus sur la Terre aux environs du quatrième millénaire avant notre ère, pour la coloniser. Ces dieux qui organisèrent la société en y introduisant l’agriculture, les sciences et les arts, copulèrent avec les femmes des hommes et repartirent, laissant leurs enfants à la tête du pays. Ceux-ci dont le sang divin coulait dans leurs veines, voulurent conserver et transmettre cet héritage, et seules les femmes pouvant garantir cette filiation génétique. C’est pourquoi l’histoire égyptienne compte des fils naturels et des glorieux généraux mariés pour convenance à des princesses de sang, voir de reines devenues veuves, pour être légitimités sur le trône et devenir Pharaon.

 Les anciens égyptiens avaient implantés sur la terre leurs villes, leurs nécropoles et leurs édifices religieux en correspondance avec les étoiles. Ainsi, du ciel, les dieux veillaient sur l’Egypte, où des temples leur étaient dédiés. Chacun de ces dieux avait une vocation initiatique en tant que principe divin. Si nous considérons l’astrologie coutumière des anciens égyptiens et que l’on observe le bestiaire des différents dieux ayant présidé à chacune des grandes époques de l’histoire égyptienne, on constate par exemple, que l’ancienne ville de Memphis, capitale de la Basse Egypte sous l’Ancien Empire, était située à la pointe du delta du Nil. L’endroit ne fut vraisemblablement pas choisi au hasard car à cette époque le dieu tutélaire, animal sacré de Memphis, se nommait Apis et était symbolisé par un taureau. C’était sous l’ère du taureau (2700 avant J.C.), et la constellation à son Zénith était celle du Taureau. Quelques années plus tard, en 2650 avant notre ère, le roi Khéops, Pharaon de la IVe dynastie, qui était un réel scientifique, a fait implanté sa nécropole et celle de ses successeurs sur le plateau de Giseh, à 30 kilomètres au Nord de Memphis. Cet ensemble formé de 3 pyramides alignées et du Grand Sphinx, se retrouve sous la constellation d’Orion, elle même composée de trois étoiles alignées, et d’une plus brillante à l’Est.

 

Les sceptiques pourraient prétendre qu’il s’agit certainement d’une coïncidence, et que les anciens égyptiens ne pouvaient posséder ces connaissances à une époque où les hommes sortaient à peine de l'âge de pierre. Cependant le Sphinx, tête humaine sur un corps de lion, que symbolise cette étoile plus brillante, est orienté plein Est, juste dans la direction de la constellation du Lion. Symbole funéraire et gardien des nécropoles royales et des seuils interdits, le lion rappelle que c’est sous l’ère du Lion, soit environ 10 000 ans avant notre ère, qu’une grande partie  l’humanité  aurait subit ce Grand cataclysme que la Bible nomme le déluge. Les mythes égyptiens attestent de ce temps où le soleil se levait à l’Ouest. C’était sous l’ère du Lion, avant que le déluge ne recouvre la terre et que le soleil n’apparaisse désormais à l’Est.

Le Sphinx, porte ouverte sur l’Initiation égyptienne symbolisait cet événement. Ses proportions couvraient un temple souterrain Creusé sous son apparence léonine, son corps aux proportions disgracieuses, pour ne pas dire difformes et disproportionnées couvrait un temple souterrain composé de salles et de galeries débouchant sur des labyrinthes aux pièges mortels. A l’autre bout de ces tunnels symbolisant la gestation d’une civilisation nouvelle, la Grande Pyramide représentait sa résurrection au sommet de la première terre émergée.

Plus tard, sous le Nouvel Empire « 1500 ans avant notre ère », Les égyptiens déplacèrent leur capitale à Thèbes, en Haute Egypte. C’était sous l’ère du Bélier, la ville était au Zénith de la constellation du Bélier et le dieu tutélaire était Amon représenté par un sphinx criocéphale, c’est à dire à tête de bélier. Aujourd’hui nous passons de l’ère du Poisson à celle du Verseau, et le symbole du christianisme qui était le Poisson s’efface pour laisser place à ce nouveau symbole.

 Suivant le phénomène de Précession des équinoxes, l’axe de la Terre décrit un cône dont un tour complet est effectué en environ 25770 ans. C’est ainsi qu’en fonction du positionnement des étoiles nous pouvons dater des évènements s’étant produits en Egypte, comme l’avènement de certains rois, ou notamment de l’époque où vécu Moïse. Chaque signe traversé du zodiaque se composant de 2148 ans, il est relativement aisé sur le planisphère de Dendera, de vérifier la concordance zodiacale des Dieux de l’ancienne Egypte.

LE SPHINX

 La situation du Sphinx au pied des Grandes Pyramides, à l’Est et en contrebas du plateau de Giseh ne résulte donc pas du hasard et lui confère un sens tout spécial. Une approche scientifique des éléments épars composant cet ensemble archéologique, découverts à l’occasion des divers affaissements de terrains, permet aujourd’hui d’établir qu’il est impensable de dissocier le Grand Sphinx de son environnement.

 En 1981, lorsqu’il fut réélu pour un second septennat, les humoristes égyptiens comparèrent notre Président de la République avec ce Vénérable monument. Mais soyons un peu sérieux.

 Long de 72 mètres et Haut de 21 mètres, soit la hauteur d’un immeuble de 7 étages, le Sphinx parait ridiculement petit face aux pyramides qu’il précède. Contrairement aux autres monuments présents sur le plateau de Giseh, sa datation est incertaine. Sa plus lointaine référence date du règne du Pharaon Khéops (2650 avant notre ère) qui, sur une stèle de calcaire gris se trouvant actuellement au Caire, dit avoir fait réparer la coiffure et le dos du Sphinx qui avait été frappé par la foudre. Aujourd’hui encore, on peut voir une restauration faite avec un mortier très ancien sur la longueur mentionnée attestant de cette vérité. A l’arrière du Sphinx, on peut toujours apercevoir une entrée béante ayant servie à la ventilation des salles et des galeries souterraines. Ce puits d’une profondeur de 9 mètres est aujourd’hui partiellement bouché. Sur son flanc Nord, les ouvriers chargés de restaurer les parements de pierre du Sphinx découvrirent l’entourage d’une porte maçonnée de pierraille. Celle-ci fut rapidement recouverte mais pas assez vite pour que je ne puisse la photographier.

 Curieusement, tous les édifices de l’Ancien Empire, que ce soit les pyramides ou les tombeaux s’ouvraient au Nord, sur l’étoile polaire de l’époque, Alpha Draconis. Durant les travaux d’aménagement de la nécropole de Giseh, différents puits furent creusés pour y puiser l’eau nécessaire à l’approvisionnement du chantier, tout à la fois pour étancher la soif des milliers de travailleurs, humidifier les rampes et gâcher les mortiers au plâtre. Ces puits en nombre suffisant pour les besoins en eau ont tout autant servi à l’aération des galeries en construction qu’à l’évacuation des déblais. Trois d’entre eux se trouvaient sur l’alignement du Sphinx avec la pyramide de Khephren. Deux autres au Nord et au Nord-Est se situaient en alignement avec la pyramide de Khéops. Lorsqu’en 1830 John Shae Perring nettoya ces puits il retira de celui dit de « Campbell » un grand nombre de matériaux dont un anneau d’or au nom de Khéops. De ce puits, les arabes chargés du déblaiement découvrirent un passage en direction de la pyramide de Khéops, ainsi que deux chambres alignées dans la même direction.

LES LABYRINTHES

En 1990, lors du déblaiement d’une zone située au Sud-Est de la Pyramide de Khéops afin d’y implanter un parking pour les autocars, la roue d’un engin un peu trop lourd s’enfonça dans un trou qui peu après se révéla être une galerie souterraine maçonnée. Il s’agissait de l’un de ces labyrinthes menant à la salle, dite « inachevée » de la Grande Pyramide. Après quelques mois d’abandon et de déprédations faites par les enfants des écoles venant y jouer durant leurs jours de congés, les autorités administratives on jugé bon de remblayer tout ça pour pallier les risque d’accident. C’est ainsi que s’effacent les vérités et que les mystères s’épaississent, faute de conscience scientifique.

LA GRANDE PYRAMIDE

La pyramide de Khéops est la dernière survivance des Sept merveilles du monde Antique dont Philon de Byzance avait dressé la liste en son temps. Il s’agissait du temple d’Artémis à Ephèse (en Turquie), des jardins suspendus de Babylone, du mausolée d’Halicarnasse, du phare d’Alexandrie, du Colosse de Rhodes, de la statue de Zeus à Olympie, tous ayant disparus aujourd’hui. La Grande Pyramide de Khéops est composée de cinq millions de tonnes de pierres assemblées, érigées il y a 4700 ans jusqu’à 144 mètres de hauteur. Pour les anciens égyptiens, la pyramide était à l’image d’un rayon de soleil pétrifié, une échelle divine par laquelle le roi mort espérait monter vers le ciel.

 Mais si les pyramides qui furent implantées en Basse Egypte sous l’Ancien Empire ont pu être considérées comme des sépultures royales, seule celle attribuée au Pharaon Khéops est un véritable temple solaire. Son schéma intérieur correspond à un cheminement initiatique menant des ténèbres à la lumière, de la mort à la résurrection. Si les chambres dites du roi et de la reine des autres pyramides se trouvent sous le niveau du sol, seule la salle dite inachevée de la pyramide de Khéops se situe dans l’axe même et à 35 mètres sous la surface, juste au niveau des galeries cheminant du Sphinx à la Grande Pyramide. Les autres salles se trouvent bien au-dessus du sol, celle dite du roi culminant à 43 mètres de hauteur.

Son orientation sur les quatre points cardinaux est également remarquable, tandis que sa base rigoureusement carrée est d’une planéité parfaite. Sa forme pyramidale suggère l’élévation spirituelle du monde matériel à celui des dieux, le carré ayant toujours symbolisé la terre et la pointe, le point de rencontre avec un autre monde. Sa hauteur de 144 mètres vient confirmer cette hypothèse puisqu’elle correspond à la distance qui sépare la Terre du Soleil. (La distance qui sépare notre planète du Soleil est de 144 millions de kilomètres. Il faut 8 minutes pour que la lumière du soleil nous parvienne, à la vitesse de 300 0000 kilomètres à la seconde cela fait : 8 minutes x 60 secondes x 300 000 kilomètres seconde soit 144 millions de kilomètres). En outre, la chambre dite du roi se trouve très exactement au centre géométrique du volume de la pyramide.

 D’autre part, si nous prenons en compte la hauteur totale de l’édifice, c'est-à-dire de la pointe de la pyramide au fond du puits présent dans la salle dite inachevée, nous obtenons (144 + 35 + 14 de profondeur de puits = ) 193 mètres. Les bâtisseurs de cathédrales du Moyen Age avaient re-découvert, que lorsque deux énergies se rejoignent en un point nommé, celles-ci s’additionnent et créent un puissant champ magnétique. C’est pourquoi le cœur de nos églises se trouve dans l’axe et à mi-hauteur de la flèche et des courants d’eau souterrains.

 Il en va de même pour la Grande Pyramide, où la chambre dite du roi se situe à mi-hauteur de cet édifice, et où elle se trouve baignée dans un puissant champ magnétique ayant des pouvoirs momifiants. Ce phénomène amplifié par le granit qui compose les murs de cette salle, fut démontré en 1930 par un scientifique français nommé Bovis qui, participant à une campagne d’études sur le site de Khéops constata l’effrayante humidité qui régnait à l’intérieur du monument. Dans les couloirs dominait une odeur pestilentielle provenant de rats en décomposition. Cependant, en pénétrant dans la chambre royale pourtant parsemée de rats morts, il s’étonna de constater l’absence d’odeur. En y regardant de plus près il s’aperçut que les rats semblaient totalement desséchés. Homme de science, il emporta quelques cadavres dans son laboratoire pour les autopsier et constata qu’ils étaient momifiés.

 La structure de cette salle aux proportions du Nombre d’Or n’a rien de particulier sinon qu’elle possède pour tout mobilier un sarcophage monolithe vide, dont le volume intérieur est égal à la moitié du volume extérieur, que son plafond est composé de 9 poutres jointives monolithiques en granit pesant chacune 56 tonnes soit un total de 5000 tonnes, et qu’elle est surmontée de 5 chambres de décharge de poids identique, dont la dernière était formé par deux épaisseurs de blocs inclinés l’un contre l’autre formant des chevrons. Cette configuration rendant extrêmement difficile la mise en œuvre de ces lourdes pierres, il est difficile d’admettre qu’elle ne fut imaginée que pour protéger le corps momifié d’un pharaon. Ce schéma d’assemblage n’est pas sans rappeler celui de la bombe C.30 amplificatrice d’Ondes magnétiques.

 Si aujourd’hui nous redécouvrons certaines sciences qui longtemps furent contestées, comme la géobiologie, la radiesthésie vibratoire ou l’étude des ondes de forme, l’électronique confirme l’intuition des sourciers. Quand ils le peuvent, les architectes par exemple, choisissent des orientations et des matériaux en harmonie avec la nature et ses lois.

 Dans la Grande Pyramide, nous pouvons dénombrer 4 entrées distinctes. La première par où les pilleurs ont pénétrés et qui est actuellement ouverte au public. L’histoire nous apprend que cette galerie fut creusée, vraisemblablement par des prêtres au cours de la première période intermédiaire pour chercher les trésors enfouis dans son tombeau par le roi Khéops, et notamment les livres de Thot, mémoire des sciences et techniques ayant été utilisées pour la construction de  cet édifice. Cette entrée fut obstruée au Nouvel Empire par Ramsès II et à nouveau profanée en 820 de notre ère par le calife Al-Mamoun qui la laissa en état. La seconde entrée se faisait par une galerie débouchant dans la salle située sous, et au centre de la pyramide, à 35 mètres de profondeur. Cette galerie orientée plein Sud, est actuellement maçonnée. Elle semble se diriger vers une autre salle souterraine située au même niveau, sous la chaussée montante de la Pyramide de Khephren, et atteste d’un réseau souterrain cheminant à moins de 35 mètres du niveau du sol. Cette salle d’apparence inachevée est d’une importance capitale pour le symbolisme initiatique égyptien, car elle représente l’état de gestation de l’être en devenir.

Des formes taillées grossièrement suggéraient les trois symboles du passé, du présent et de l’avenir de l’initié. (Le Sphinx indiquait la fin du parcours souterrain, le hiéroglyphe Djout que l’on retrouve sculpté sous la voute en chevron de l’entrée Nord, qui caractérise la lumière naissante au petit matin, et un Osiris végétant, position de la momie dans son sarcophage, symbole du devenir initiatique). Au centre de la salle se trouve un puits d’une quinzaine de mètres destiné la purification avant La sortie vers la lumière. De l’autre côté, face à l’entrée se trouve une galerie ascendante à 50% d’une centaine de mètres de longueur débouchant sur l’extérieur.

La troisième entrée que l’on pourrait confondre avec la sortie de la précédente, se trouvait à 15 mètres du sol et à 7m35 de l’axe symétrique de la pyramide, sous de larges chevrons que les pilleurs ont pu prendre pour la descenderie habituellement utilisée pour glisser le sarcophage jusqu’à la chambre funéraire. Cette porte monumentale semble disproportionnée au regard de la section de galerie qu’elle est censée protéger. Outre le fait que cette entrée soit préservée du ruissellement des eaux de pluie par la convexité des faces de la pyramide, ce qui est déjà une prouesse technique, les pierres en chevrons et celles posées contre la paroi semblent fermer une galerie de plus grande section. C’est cette galerie qui pourrait être la quatrième entrée et qui serait la plus importante puisqu’elle permettrait d’accéder à la chambre du Roi. Celle-ci n’a encore jamais été ouverte bien qu’aujourd’hui on ne puisse douter de son existence. Sous d’imposants chevrons, au dessus de la troisième entrée, sont plaquées trois énormes pierres scellant un possible accès.

Si nous traçons une ligne horizontale à partir du sol présumé de cette entrée, nous aboutissons à mi-hauteur de la Grande Galerie qui mène à la Chambre dite du roi. A ce niveau, deux engravures creusées sur toute sa longueur fait penser à un platelage provisoire posé pour transporter de lourdes charges. Cette galerie dite à encorbellement, est haute de 8 mètres 70 et longue de 46 mètres. De part et d’autre, des banquettes maçonnées sont creusées de 28 mortaises de 52 centimètres sur 16 et profondes de 21 centimètres, vraisemblablement destinées à recevoir les poutres supportant le platelage. Côté Sud, le platelage semble s’arrêter sur une maçonnerie parfaitement jointe. Sous cet éventuel platelage se trouve l’entrée de la chambre des herses protégeant la chambre du Roi. Le plafond en granit d’Assouan de cette chambre se situe à la hauteur du supposé platelage, laissant à penser qu’une salle pourrait la surmonter.

 

Cet endroit connu des égyptologues n’a jamais pu être sondé, les autorités égyptiennes l’interdisant fermement. Pourtant, si mystère il y a, c’est ici que doivent se trouver le sarcophage de Khéops et les fameux Livres de Thot dont parlent les fameux Papyrus de Westcar, relatant la vie au jour le jour à la cour de Khéops. Quelques copies de ce livre légendaire ont été retrouvées dans des cryptes de temples qui abritèrent des écoles de mystères, ces universités d’autrefois.

 Contrairement à toutes les autres pyramides d’Egypte, celle de Khéops possède des conduits maçonnés qui assurent la ventilation de ses chambres, preuve évidente que celle-ci devait accueillir des vivants et non un cadavre momifié. La Grande Pyramide contient de nombreux secrets qui se dévoilent peu à peu. Le dernier en date, et non des moindres, fut découvert accidentellement par un ingénieur de l’Institut Archéologique Allemand du Caire Monsieur Gantenbrink, chargé de trouver un moyen pour améliorer la ventilation intérieure de la Pyramide. Celui-ci confectionna un minuscule robot télécommandé, l’UPUAUT (l’ouvreur des voies en égyptien ancien), équipé d’un système vidéo et d’un bras articulé, qu’il introduit dans le conduit Sud de la chambre dite de la Reine.

Son robot s’arrêta après un parcours de soixante cinq mètres, devant une sorte de porte sur laquelle était fixée une ferrure. Deux objets jonchaient le sol, un morceau de métal jaune et une petite plaque. Il les récupéra et les fit analyser en Allemagne sans en faire part aux autorités égyptiennes. La ferrure se révéla être du bronze et la plaque du fer. Cette importante découverte éditée en Allemagne fit grand bruit car officiellement l’âge du bronze ne remontait qu’à 1500 avant J.C. alors que la construction de la pyramide datait de 2650 avant notre ère. La plaque quand à elle intriguait encore plus puisque l’âge du fer ne commençait officiellement dans le pourtour méditerranéen qu’en 1100 avant notre ère.

 L’année suivante, lorsque Gantenbrink revint en Egypte pour tenter de percer la porte découverte lors de son précédent séjour, il fut interdit d’entrée dans la pyramide par le directeur des Antiquités Egyptiennes Zahi Hawass en personne, qui n’avait pas apprécié d’être tenus à l’écart de ces importantes découvertes.

Bien que musulmans et que par définition opposés à toute représentation d’idoles ou de dieux, les égyptiens d’aujourd’hui ont pris conscience du patrimoine historique dont ils sont détenteurs et qui correspond à la seconde ressource financière de leur pays, le tourisme. Capitalisme oblige, ils exploitent jalousement et éhontément cette manne dont ils profitent sans pour autant la respecter. De petits métiers se sont ainsi développés mais attention aux contrefaçons.

 Sous l’Ancien Empire, la Grande Pyramide était un condensé de mathématiques et de géométrie. Un grand livre de pierre destiné à véhiculer les connaissances ancestrales d’une civilisation ayant subi une forte décadence. Dans un monde où tout était à réinventer, il fallait préserver ce patrimoine tout en sachant qu’il ne pourrait être efficacement utilisé avant des siècles, voir des millénaires. Il fallait inscrire toutes ces richesses dans un langage accessible à tous et dans un matériau réputé indestructible. Il fallait que l’apparence du contenant soit significative du contenu. Le message devait être clair et traverser le temps. Pourquoi, s’il s’était agit d’un édifice funéraire, destiné à contenir et protéger le corps momifié d’un roi, fut-il mégalomane, celui-ci aurait été aussi voyant ?

Il est inconcevable que les architectes, les maçons et les ingénieurs qui ont érigé la Grande Pyramide aient ignoré la psychologie humaine la plus élémentaire. La beauté, le caractère ambitieux et imposant de leur œuvre évoquent une grande maîtrise d’exécution, un esprit pénétrant, et une connaissance parfaite des symboles primordiaux par lesquels l’esprit humain peut être manipulé. Aussi, tout laisse à penser que les bâtisseurs de la Grande Pyramides savaient pertinemment quel type d’édifice ils construisaient, c’est-à-dire un repère, un phare, un jalon, dans l’espace et dans le temps. Ils voulaient vraisemblablement, que cette structure remarquable exerça une fascination éternelle : qu’elle fût profanée par des intrus, qu’elle fit l’admiration des mathématiciens, et avec ses insondables secrets, qu’elle hanta à jamais l’imagination collective de l’humanité.

 Ce fabuleux monument semble vivre et se nourrir de l’énergie dépensée par les hommes pour le rencontrer. Comme la fleur qui se fait belle et parfois s’applique à ressembler physiquement à quelques animaux de la nature, allant jusqu’à imiter l’odeur de leurs femelle pour se faire féconder, la pyramide serait-elle un monstre s’abreuvant à la source de l’effort physique et intellectuel qu’elle impose ?

Un temple du “connais-toi toi-même, et tu connaîtras la nature de dieu” ? Les touristes, courbés en deux, le dos frottant contre les plafonds de calcaire poli des couloirs ascendants, ont-ils conscience de se présenter courbés et respectueux devant ce dieu qui va se nourrir de leur énergie ? Ils montent jusqu’à la chambre du Roi, attirés par on ne sait quelle curiosité et redescendent fourbus, souvent déçus de n’avoir pu trouver qu’un sarcophage vide dans une salle sans ornement. Ils tentent pour quelques uns l’escalade difficile de ses parois et laissent derrière eux une part d’eux-mêmes qui vient enrichir le patrimoine du monument, un souffle de vie, un peu de transpiration, une élévation spirituelle parfois. En compensation et pour qui saura l’apprécier, le dieu de la pyramide leur adressera un sacrement, une onde amplifiée par la forme, un message qu’ils se hâteront de transmettre de par le monde afin que d’autres hommes viennent le visiter et continuer de le nourrir pour l’éternité.

 

                                                                                                                                 Robert MINGAM

 

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